Il y a ces heures passées à chercher le moindre signe. Le signe à venir d'un joli à venir. Mais seul se bouscule à nos porte le vide. Rien. Nada. Néant. Le noir. Joli peut-être, mais noir. Et les séparations.
Parce que c'est une des premieres choses qui va nous arriver. Dans peu de temps au final, on dira au revoir à nos fou-rires et aus larmes versées dans les bras de l'autre, les dessins sur nos cours et nos formulation déplacées. Parce que tout devient obscène quand tu es la. Notre jolie vie deviendra souvenirs, au même titre que celle qu'on avait juste avant, celle dont on parle si peu.
Je voudrais vous revoir.
Il y a ces heures qu'on ne sait où passer, celles où l'on tourne en rond dans un lit à la recherche d'un sommeil qui ne vient plus. Il est parti en même temps que toi. Je voudrais vous retrouver. Je voudrais écouter la pluie blottie dans le lit, me gaver de photos à prendre et à dévelloper à ses cotés pendant qu'on essaie de tenir ses bonnes résolutions de l'année. Apprendre à faire seule, et un jour, avoir tout ca chez moi. Développer dans la salle de bain. Lui interdire de rentrer, pas tant que je ne suis pas dans les derniers bains. Partir ailleurs. Vivre à deux puisqu'on est obligés de partir, partir pour de vrai. Je voudrais du preque rien, le bonheur de me réveiller à ses cotés, les sourires de tous les jours, les cours de danse à en perdre les jambes, les moments à l'attendre, des coups de téléphone qui durent des heures, des potins racontés au croisant de deux couloirs, courir sous la pluie et tout ce qui nous fait rêver dans les films un peu trop américain.
Il y a ce temps qui passe contre lequel on ne peut rien, mais qui ne passe jamais comme on voudrait, les photos qui défilent, les sourires qui s'envolent et les mots qui restent. Il y a ces peurs de ne pas terminer, ou pas à temps; de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur puisque souvent le monde est trop grand. Il y a ces sentiments d'être seul et perdu au milieu de tous les autres, qui sont sans doute eux aussi, seuls et perdus. Mais on ne dit rien, et tout se passe.